WordPress

Mettre à jour WordPress sans casser son site

Pour mettre à jour WordPress sans casser votre site : sauvegarde testée, copie de préproduction, mises à jour une par une, vérification et plan de retour.

Pour mettre à jour WordPress sans casser votre site, suivez toujours le même ordre : sauvegarde complète vérifiée, test sur une copie du site (préproduction) si possible, mises à jour une par une en commençant par les extensions, vérification des pages clés, puis plan de retour arrière prêt en cas de problème. Reporter les mises à jour est plus risqué que de les faire : une extension non mise à jour est l’une des portes d’entrée les plus fréquentes des pirates.

Pourquoi une mise à jour peut-elle casser un site ?

Un site WordPress assemble plusieurs pièces écrites par des équipes différentes : le cœur de WordPress, le thème, une dizaine ou une trentaine d’extensions, et la version de PHP installée sur le serveur. Quand l’une de ces pièces change, les autres doivent suivre. Les pannes viennent généralement de :

  • une extension qui n’est plus compatible avec la nouvelle version de WordPress ou de PHP ;
  • un conflit entre deux extensions qui utilisent la même bibliothèque ;
  • un thème modifié directement, dont les changements sont écrasés par la mise à jour ;
  • une mise à jour interrompue (délai dépassé, espace disque plein) qui laisse le site en mode maintenance ;
  • une extension abandonnée par son développeur, qui cesse de fonctionner.

Que faire avant de lancer une mise à jour ?

Faire une sauvegarde complète et vérifiée

Sauvegardez les fichiers et la base de données, puis stockez la copie hors du serveur. Une sauvegarde qui n’a jamais été restaurée n’est qu’une hypothèse : testez la restauration au moins de temps en temps. Notre article sur la stratégie de sauvegarde 3-2-1 pour WordPress explique comment organiser tout cela simplement.

Lire les notes de version

Pour les extensions importantes (constructeur de pages, boutique, formulaires, multilingue), lisez le journal des modifications. Une mise à jour majeure annonce souvent des changements incompatibles ou des étapes de migration.

Choisir le bon moment

Évitez le vendredi soir et les périodes de forte activité commerciale. Choisissez un créneau où vous pourrez vérifier le site et réagir pendant quelques heures.

La méthode pas à pas pour mettre à jour WordPress

  1. Créez ou rafraîchissez une préproduction. Beaucoup d’hébergeurs proposent un environnement de test en un clic. Sinon, une extension de clonage permet de dupliquer le site sur un sous-domaine protégé.
  2. Mettez à jour les extensions une par une sur la copie, en vérifiant le site après chaque extension importante. Si quelque chose casse, vous savez immédiatement quelle extension est en cause.
  3. Mettez à jour le thème, de préférence un thème enfant si vous avez fait des modifications.
  4. Mettez à jour le cœur de WordPress. Les versions mineures de sécurité s’appliquent en général sans difficulté. Les versions majeures demandent plus d’attention.
  5. Vérifiez les pages clés (voir la liste ci-dessous).
  6. Reproduisez les mêmes mises à jour sur le site en ligne, dans le même ordre, après une nouvelle sauvegarde.
  7. Videz les caches (extension de cache, cache serveur, CDN) et revérifiez.

Sans préproduction, appliquez quand même la logique « une mise à jour à la fois, une vérification à chaque fois » directement sur le site, sauvegarde fraîche à portée de main.

Que vérifier après une mise à jour ?

Ne vous contentez pas de regarder la page d’accueil. Vérifiez ce qui rapporte :

ÉlémentTest à faire
FormulairesEnvoyer une demande test et vérifier sa réception
BoutiqueAjouter au panier et aller jusqu’à la page de paiement
Pages principalesAffichage sur ordinateur et sur mobile
Menu et pied de pageLiens fonctionnels
AdministrationConnexion, éditeur, médias
Journal d’erreursAbsence de nouvelles erreurs PHP
VitesseTemps de chargement comparable à avant

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Mon site est cassé après une mise à jour : que faire ?

Pas de panique, la plupart des pannes se règlent vite si vous gardez votre calme.

  • Écran blanc ou « erreur critique » : WordPress envoie souvent un e-mail à l’administrateur avec un lien de mode de récupération. Il permet de désactiver l’extension fautive depuis l’administration.
  • Pas d’accès à l’administration : via FTP ou le gestionnaire de fichiers de l’hébergeur, renommez le dossier de l’extension suspecte dans wp-content/plugins. WordPress la désactive automatiquement.
  • Message « Maintenance en cours » bloqué : supprimez le fichier .maintenance à la racine du site.
  • Mise en page cassée : videz tous les caches, puis régénérez les fichiers CSS du constructeur de pages s’il en propose l’option.
  • Rien ne fonctionne : restaurez la sauvegarde faite juste avant, puis analysez calmement sur une copie.

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Faut-il activer les mises à jour automatiques ?

Oui pour les versions mineures du cœur, qui corrigent surtout des failles : c’est d’ailleurs le réglage par défaut de WordPress. Pour les extensions, c’est un arbitrage. Les mises à jour automatiques réduisent le risque de faille non corrigée, mais peuvent casser le site sans que personne ne le remarque. Une approche raisonnable :

  • automatique pour les petites extensions simples et bien maintenues ;
  • manuel et testé pour les extensions critiques : boutique, constructeur de pages, formulaires, adhésion ;
  • surveillance de disponibilité pour être prévenu si le site tombe.

Les mises à jour font partie d’un ensemble de bonnes pratiques. Notre article sur les 10 réglages de base pour sécuriser WordPress complète cette routine. Et si vous rencontrez des soucis de flux après une mise à jour, le guide sur les pannes de flux RSS WordPress peut vous aider.

Questions fréquentes

À quelle fréquence faut-il mettre à jour WordPress ?

Vérifiez les mises à jour au moins une fois par semaine pour les correctifs de sécurité, et faites un passage complet une à deux fois par mois. Une faille connue sur une extension peut être exploitée très vite après sa publication.

Dans quel ordre mettre à jour WordPress, le thème et les extensions ?

L’ordre le plus courant : extensions, puis thème, puis cœur. Certaines extensions exigent une version récente du cœur : dans ce cas, lisez leurs notes de version et adaptez l’ordre.

Faut-il aussi mettre à jour PHP ?

Oui. Une version de PHP qui n’est plus maintenue ne reçoit plus de correctifs de sécurité. Le changement se fait chez l’hébergeur, idéalement testé d’abord sur une préproduction, car certaines anciennes extensions ne le supportent pas.

Que faire d’une extension qui n’est plus mise à jour ?

Remplacez-la. Une extension sans mise à jour depuis longtemps finit par poser des problèmes de compatibilité ou de sécurité. Cherchez une alternative maintenue ou faites développer une fonction équivalente.

Sources

Daniel De Almeida

Fondateur de GD Agence et Head of Growth de Pep's Up, éditeur SaaS. Il enseigne la négociation et le growth hacking à la Rocket School, le développement web au Digital College, et accompagne les TPE et PME depuis le Var.

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